Plainte de mémoire après 65 ans : que fait un bilan neuropsychologique ?
Se plaindre de sa mémoire n'est pas avoir un trouble de mémoire. Une part importante des plaintes après 65 ans relève du vieillissement normal, d'une anxiété, d'un état dépressif, d'un sommeil dégradé ou d'un traitement. À l'inverse, certains troubles réels s'installent sans plainte, parce que la personne ne les perçoit pas.
Ce que le bilan mesure : mémoire (apprentissage, rappel, reconnaissance), attention, fonctions exécutives, langage, capacités visuo-spatiales, raisonnement, avec des normes ajustées à l'âge et au niveau d'études.
Ce qu'il permet de dire : si les performances correspondent à ce qui est attendu ; si un profil évoque un retentissement de l'humeur ; si une altération objective justifie une exploration médicale plus poussée.
Ce qu'il ne dit pas : un diagnostic. Il s'intègre à la démarche du médecin, avec l'examen clinique, l'imagerie et la biologie.
Quand consulter : lorsque la plainte inquiète, lorsque des proches notent un changement, lorsqu'un médecin le demande, après un accident ou une hospitalisation. Avec quoi venir : liste des traitements, comptes rendus médicaux, courrier du médecin si possible.
Pour aller plus loin
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