Quand un bilan est utile
Un bilan est utile
- Lorsque les difficultés persistent malgré les aides mises en place.
- Lorsqu'il faut comprendre pourquoi un enfant échoue dans certaines situations et réussit dans d'autres.
- Lorsqu'une hypothèse de trouble du neurodéveloppement doit être documentée dans une démarche diagnostique menée avec un médecin.
- Lorsqu'un bilan ancien ne décrit plus l'enfant tel qu'il est.
- Lorsqu'un dossier scolaire ou MDPH a besoin d'une description précise du fonctionnement.
Il ne l'est pas, ou pas d'abord
lorsqu'un bilan récent répond déjà à la question ; lorsque la question relève d'abord d'un autre professionnel (orthophoniste, médecin, psychomotricien). Le premier entretien sert précisément à le déterminer.
La démarche
Un score isolé ne dit rien ; un profil, mis en regard du quotidien, explique.
- La question clinique.
Ce qui vous amène, formulé précisément. « Il ne se concentre pas » devient : dans quelles situations, depuis quand, avec quelles conséquences, malgré quoi.
- Le premier entretien (environ 1 h).
Histoire du développement, parcours scolaire, aides déjà en place, documents existants, ce que vous observez à la maison. L'enfant ou l'adolescent y participe selon son âge. À l'issue de cet entretien, des hypothèses sont posées et l'évaluation est proposée, ou non.
- L'évaluation (environ 3 h, en une ou plusieurs séances à préciser).
Les épreuves sont choisies en fonction des hypothèses ; le protocole s'adapte à chaque enfant. Selon la question : efficience intellectuelle, attention, fonctions exécutives (inhibition, flexibilité, mémoire de travail, planification), mémoire, vitesse de traitement, et les compétences scolaires en lien avec les autres bilans. L'observation pendant la passation (fatigabilité, stratégies, réaction à la difficulté) compte autant que les scores.
- L'intégration des données.
Résultats, observations, histoire, documents scolaires, questionnaires remplis par la famille et, avec votre accord, par l'école. Un score isolé ne dit rien ; un profil, mis en regard du quotidien, explique.
- La restitution (environ 1 h).
Ce que l'enfant fait bien, ce qui lui coûte, pourquoi, et ce que cela implique. Adaptée à l'enfant ou à l'adolescent, qui a le droit de comprendre son propre fonctionnement.
- Le compte rendu écrit.
Rédigé pour être lu par des non-spécialistes : parents, enseignants, médecin, et si nécessaire la MDPH. Il décrit le fonctionnement, en explique le retentissement, et formule des préconisations concrètes. Vous décidez à qui il est transmis.
Ce que le bilan permet, et ce qu'il ne permet pas
Il permet de décrire objectivement un fonctionnement, d'expliquer des difficultés, d'orienter des réponses, et de contribuer à une démarche diagnostique.
Il ne pose pas de diagnostic médical. Le diagnostic de TDAH, de trouble des apprentissages ou de trouble du spectre de l'autisme relève d'un médecin ; le bilan y apporte des éléments essentiels, dans une démarche coordonnée. Le compte rendu le précise.
Après le bilan
Selon les conclusions : préconisations pour l'école et la maison, orientation vers d'autres professionnels, rendez-vous aménagements scolaires pour traduire le bilan à l'école, rendez-vous MDPH si une compensation est envisagée. Des séances de guidance parentale peuvent être proposées lorsque les difficultés se rejouent d'abord à la maison : comprendre le fonctionnement de l'enfant, ajuster les exigences et l'organisation du quotidien, soutenir l'autonomie.
Vous avez déjà un bilan ?
Il n'est pas refait par principe. Vous avez déjà un bilan ?
En pratique
Durée totale : environ 5 h, réparties sur plusieurs rendez-vous fixés avec le praticien. Compte rendu écrit remis après la dernière séance. La restitution peut avoir lieu en téléconsultation. Voir Déroulement des consultations.
Et ensuite ?
Bilan initial / anamnèse, sur Doctolib ou par téléphone.
Prendre rendez-vousTDAH : ce que le bilan apporte
Ouvrir la ressourceLa liste de ce qu'il faut apporter, par parcours, à imprimer.
Préparer mon rendez-vous